L’ostéopathie animale

Késako ?

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L’ostéopathie, une approche holistique de la santé 

Qu’elle soit pratiquée de manière exclusive ou occasionnelle, l’ostéopathie humaine initiée par l’américain Andrew-Taylor Still à la fin du XIXème siècle a fait ses preuves pour soulager certains maux. Elle est définie par le Référentiel Métier Ostéopathe selon ces termes: « L’ostéopathie consiste, dans une compréhension globale du patient, à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les dysfonctions de la mobilité des tissus du corps humain susceptibles d’en altérer l’état de santé ».

Il est utile ici d’en rappeler les grands principes :

De nombreuses situations ou événements peuvent engendrer des entraves à la mobilité des articulations, des muscles, des ligaments ou des viscères. Ces limitations du mouvement sont à même de créer à plus ou moins long terme des tensions et des déséquilibres que le corps a la capacité de compenser s’ils sont modérés. Au-delà d’un certain seuil, l’apparition de symptômes appelle l’intervention d’un professionnel. En tant que « médecine alternative », l’ostéopathie s’attache à redonner de la mobilité en effectuant un réajustement sur une ou plusieurs articulations « en défaut de fonctionnement » susceptibles de déséquilibrer l’état de santé du patient.

L’ostéopathe considère son patient comme « un tout » articulé autour de plusieurs composantes musculaires ou physiologiques, toutes reliés entre elles. En cela, l’ostéopathie connaît une démarche dite «  systémique », qui prend en compte les interdépendances des différents éléments et systèmes constitutifs du corps humain (anatomiques, physiologiques), mais aussi des facteurs environnementaux.

Elle est par ailleurs fondée sur le principe de capacité d’auto-guérison du corps. Le traitement ostéopathique n’est en effet pas un traitement symptomatique orienté vers la douleur, mais un traitement garantissant une approche causale. Il n’induit d’ailleurs pas de résultat immédiat. Raison pour laquelle il est, idéalement, nécessaire de s’accorder après le traitement quelques jours de « repos » pour permettre au corps de récupérer et de retrouver son équilibre.

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L’émergence d’une nouvelle discipline

L’ostéopathie animale est quant à elle beaucoup plus récente. Elle prend racine dans l’ostéopathie équine structurelle qui est née en France au début des années 80 avec les travaux du docteur Dominique Giniaux.

Très répandue aujourd’hui dans le milieu équestre où les ostéopathes sont devenus des acteurs incontournables de la filière au même titre que les vétérinaires et les maréchaux ferrants, on assiste depuis quelques années au développement de l’ostéopathie animale dans son acceptation la plus large, et plus particulièrement de l’ostéopathie canine qui ouvre une voie supplémentaire aux professionnels qui souhaitent exercer en ville ou ne sont pas familiers du monde équestre.

Basée sur les mêmes principes que l’ostéopathie humaine, l’ostéopathie animale intervient efficacement, dès lors qu’il existe des « tensions » dans l’organisme, et ce quelque soit leur origine (traumatismes, maladie en évolution, stress…). Elle utilise des techniques de manipulation destinées à rétablir l’équilibre du corps, entraînant, de fait, un sentiment de mieux-être chez l’animal qui aura de meilleures performances et sera plus participatif.

Néanmoins, si l’ostéopathe peut intervenir sur différents problèmes grâce à une connaissance poussée de l’anatomie et de la biomécanique, et si les « soins » qu’il prodigue permettent de limiter la prise de médicaments, il est important de rappeler qu’en France seuls les vétérinaires sont habilités à soigner les animaux.

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Une profession en plein essor

Depuis l’Ordonnance 2011-862 votée au Parlement en date du 22 juillet 2011, l’ostéopathie animale peut être pratiquée par des ostéopathes non vétérinaires; « Dès lors qu’elles justifient de compétences définies par décret, les personnes réalisant des actes d’ostéopathie animale, inscrites sur une liste tenue par l’ordre régional des vétérinaires et s’engageant, sous le contrôle de celui-ci, à respecter des règles de déontologie définies par décret en Conseil d’Etat. »

Grâce à la FédéOA (Fédération Française des Praticiens en Ostéopathie Animale), organisation créée en novembre 2013 par les différents acteurs de terrain, les professionnels de l’ostéopathie animale, vétérinaires et non-vétérinaires, bénéficient aujourd’hui d’une Charte et d’une déontologie.

A mi-chemin entre la médecine vétérinaire et la médecine ostéopathique, l’ostéopathie animale apporte de nouvelles solutions sur le plan thérapeutique en même temps qu’elle offre à ceux qui choisissent de se former à cette profession l’opportunité de vivre autrement la relation à l’animal.

Les ostéopathes pour animaux exclusifs sont estimés aujourd’hui à environ 400 praticiens.

C.V

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